Section.80 – Kendrick Lamar

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Je suppose que toutes les personnes qui vont lire cette chronique ne savent pas forcement qui est Kendrick Lamar. Avant toutes choses je vais d’abord vous le présenter. Oui oui, rapidement vous inquiétez pas. Ben ouai parce que j’en vois qui souffle en disant « oh c’est bon moi j’le connais, tant pis pour les autres!!! », n’est-ce pas?

Bon allez, Kendrick Lamar c’est un rappeur américain natif de Compton (Californie), il fait partie du groupe Black Hippy (avec Jay Rock, Ab-Soul et Schoolboy Q). Kendrick Lamar c’est un peu (beaucoup) le petit protégé de Dr Dre, d’ailleurs il a énormément collaboré avec D.R.E sur le tant attendu « Detox » (Perso, moi je l’attends plus…).

Mis à part cela soulignons que Kendrick Lamar en est déjà à son 3ème album en indé et s’est fait connaître grâce à ses mixtapes. J.Cole et lui devraient sortir un projet un commun dans les mois à venir. Voilà, maintenant que les présentations sont plus ou moins faites, passons à la dissection de son dernier album j’ai nommé « Section.80 »

Il m’a fallut plusieurs écoutes pour capter le délire de Kendrick Lamar. J’avoue ne pas avoir accroché du tout la première fois que j’ai écouté ce projet. J’avais trouvé les instrus trop étranges ou trop décalées en comparaison avec l’univers de son acolyte Jay Rock par exemple. Le flow de Kendrick Lamar était bon mais je n’y trouvais pas mon compte.

C’est après avoir discuté avec un de « mes gourous musicales » (Merci Aurélie, si tu me lis) que j’ai compris où se trouvait l’essence de l’album. Cette personne m’a dit « focalise toi sur les lyrics, Kendrick à de bons textes! ». Suis-je bête? Tellement happé à juger l’album sur les vibes et le flow que j’en avais oublié l’essentiel « LES PAROLES ».

Je suis bon en anglais, mais loin d’être un dictionnaire. Alors je me suis rendu sur le site http://www.rapgenius.com. Ce site est super, il permet de retrouver toutes les lyrics d’albums et de pouvoir lire les textes en même temps que l’on écoute les morceaux. En tout cas, c’est comme ça que je l’utilise.

Et bien quand on va au delà des instrumentaux qui sont finalement pas mal sur certains tracks, on s’aperçoit que Kendrick Lamar fait passer de véritables messages. La drogue et les jeunes avec « A.D.H.D », les femmes et le maquillage sur « No Make-up (her vice) feat Colin Munroe (il faut écouter le morceau pour comprendre, mais en fait dessus Kendrick Lamar parle des femmes qui mettent une tonne de maquillage oubliant que l’essentiel est à l’intérieur).

Kendrick Lamar aborde aussi des sujets comme les femmes qui deviennent lesbiennes à cause des tromperies et du vice des hommes. Bien évidemment toutes les femmes ne le deviennent pas à cause de ruptures difficiles, mais c’est de manière ironique que Kendrick Lamar en parle.

L’hypocrisie sur le terrible « The spiteful chant » feat Schoolboy Q, la prostitution, le vice et la moral, autant de sujets intéressants que traite le rappeur avec un flow versatile et beaucoup de musicalité (voire trop parfois) dans ses titres.

Pour conclure l’album, le mc de Compton a invité Ab-Soul sur « Ab-Souls Outro ». Sur ce titre, Ab-Soul résume en deux couplets les messages qu’a voulu faire passer Kendrick Lamar sur « Section.80 ». Derrière Kendrick Lamar termine en expliquant que tout cela est uniquement son point de vue et ses idéaux.

Finalement, le fait de m’être réellement penché sur les lyrics de l’album, m’a permis d’y voir plus clair et de comprendre l’univers de Kendrick Lamar. J’ai retenu « The spiteful chant » et « Blow my high (members only) » qui est un hommage à Aaliyah sur un sample de Pimp C. L’album n’est en fait pas mauvais et mérite d’être écouté ne serait-ce que pour les lyrics et les sonorités atypiques que propose Kendrick Lamar. Moralité: Le rap c’est surtout du texte avant d’être du son.

Note:7/10

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Franckie Small

Hoodster. Je chausse du 42,5 et je vous emmerde.

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