[Live-Report] Tory Lanez à La Maroquinerie – Le sacre du jeune prince de Toronto

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Tory Lanez à La Maroquinerie – Le sacre du jeune prince de Toronto

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18h55 : un mini-van fait son apparition au coin de la rue et s’arrête devant La Maroquinerie où une file d’attente encore bien calme commence à s’étendre. « Imma fuck this shit up tonight, trust me ». Tels seront les premiers mots du jeune prodige de Toronto avant de retourner dans son van et de disparaître.

À tout juste 22 ans, Daystar Peterson a.k.a Tory Lanez débarque à Paris, par l’intermédiaire de Casabey, pour la première fois de sa vie. C’est sur « Lord Knows » de feu Meek Mill qu’il monte sur scène autour de 21h. Autant dire que le Canadien a soigné son entrée. Les 40 minutes de Dj set pour chauffer la salle sont vite oubliées et le rituel peut réellement commencer. Rarement on aura vu une telle intensité lors d’un show américain à Paris. Né d’un savant mélange entre la fougue d’un Travi$ Scott et le potentiel « single-istique » d’un Drake (oui, oui vous avez bien entendu), Tory impressionne de facilité. Il switch avec aisance entre le chant a capela, le matraquage de ses plus gros tubes et des passages parlés plus philosophiques. On apprend donc notamment au cours du show que sa mère est morte lorsqu’il avait 11 ans, que n’importe quelle personne dans la salle a au moins autant voir plus de potentiel que lui et qu’il a beau respecter son prochain et faire preuve de modestie en général, lorsqu’il s’agit de musique, il est le meilleur. C’est une fois sorti de la salle que l’on se dit qu’il n’avait finalement peut-être pas tort…

TL fly

« Tout le monde le sait, tout le monde l’attend : Diego »

Rentré sur l’incantatoire « Lord Knows », il enchaine directement avec son tube « Priceless » que beaucoup attendaient à en croire la réaction de la foule. Le show monte en puissance au fil des titres. L’intensité est au beau fixe même lorsque le jeune afro-américain de « The 6 » interprète « Say It », titre plus récent et plus posé sur lequel il démontre une nouvelle fois ses talents de vocaliste au micro. Le ton monte encore d’un cran lorsque la première phase de « In For It », tiré de son très bon EP Cruel Intentions, résonne dans la salle. Les basses font trembler La Maroquinerie et le drop du refrain finit d’achever un public déjà meurtri par les 30 premières minutes du show. À ce moment précis, on ne se le dit pas mais tout le monde le sait, tout le monde l’attend : « Diego ». Après une brève explication du trajet qu’il compte parcourir à travers la salle pendant qu’il jouera son titre, les premières notes tombent et la vraie communion avec le public débute. Difficile de dire si son hymne a été joué deux ou trois fois mais durant toute la période où les « Tony Montana, they call me Tony Montana nigga » ont retenti, le Canadien est rentré en transe et a marché sur (le public de) Paris avec une aisance et une flamme inédite.

21h52 : Le verdict tombe. Le concert prend fin après 45 minutes d’une rare profondeur. C’est un Tory Lanez versatile, puissant et sûr de lui qui s’est présenté ce samedi soir au public parisien. Les trois quarts d’heures règlementaires du rappeur américain de passage en France ont été respectés. Aucun regret, aucun temps mort. Cette première date française a participé à confirmer tout le bien que l’on pensait de celui qui se fait appeler « Argentina Fargo », asseyant un peu plus sa notoriété internationale. Nul doute que « les (rares) sceptiques seront confondus » et que la bonne parole sera propagée à travers l’hexagone. Avant de s’éclipser, le natif de l’Ontario promet une photo à tout ceux qui en feront la demande à la sortie de la salle. Promesse tenue à en croire les nombreux post dans la nuit sur Instagram. La messe a été dite, on peut espérer que le prêcheur reviendra sur nos terres pour défendre son premier album prévu pour 2016. Les dés sont jetés.

Crédit Photos : Max Pillet Photography

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Toni S.

Dans la matrice comme Néo. Peu d'élus dans nos milieux. Paris East-Side

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