[Live-Report] Médine à La Cigale – « C’est nous le Grand Paris »

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Médine à La Cigale – « C’est nous le Grand Paris »

Trois mois après la sortie de son cinquième album solo « Prose Elite », c’est à La Cigale que Médine a donné rendez-vous à son public parisien. Salle comble et bouillante, des jeunes et des plus vieux, tous ont répondu à l’appel et attendent impatiemment son arrivée. Pour l’instant, c’est Dicé qui se charge de chauffer encore davantage la foule avec des titres d’Alivor ou de Tiers Monde. L’heure approche et Matthieu Longatte, auteur des chroniques « Bonjour Tristesse », monte sur scène et récite avec passion un texte engagé, à l’image de la carrière du Havrais. « Justice pour Adama » reprennent alors en cœur les spectateurs. Premier moment intense d’un concert riche en émotions.

« C’est la force de la culture face à la culture de la force ». Il est 20h45 et ces quelques mots annoncent l’arrivée imminente de l’Arabian Panther. L’instrumentale démarre, la salle tremble et la voix de Médine résonne. Il est directement rejoint par Alivor, le show peut commencer. « Rappeur 2 Force », « Le Khan », « Prose Elite », les titres de son dernier album s’enchaînent et les deux rappeurs occupent parfaitement la scène en assurant le spectacle avec une énergie folle qu’ils transmettent aisément au public.

Retour dans le passé et les souvenirs avec « Gaza Soccer Beach ». L’histoire de ces quatre enfants tués par un missile sur le port de pêche de Gaza est rappelée, les premières notes se font entendre et l’émotion envahit la salle. Les images du clip qui défilent derrière l’artiste donnent encore plus de puissance et d’écho au morceau. A peine le titre fini, une nouvelle production mélancolique se diffuse. C’est maintenant « Allumettes » que Médine interprète et les paroles ne peuvent que prendre aux tripes tous ceux présents. Sous les applaudissements du public, Médine adresse une pensée à toutes les victimes du terrorisme. L’émotion, difficile à retranscrire, peut retomber.

Déjà 30 minutes de concert et l’instru de « Grand Paris » retentit lourdement dans les enceintes, comme un tremblement pour ramener tout le public à la réalité. Mais Alivor coupe rapidement le Havrais dans son élan et entame la partie de Youssoupha dans « Blokkk Identitaire ». Les deux artistes du label Din Records se donnent ainsi la réplique.

« Don’t Laïk , « Speaker Corner », le rappeur jongle facilement entre les titres de ses différents albums sans déstabiliser le public qui reprend en cœur chacun des morceaux. En osmose avec ses convaincus comme il aime à les appeler, Médine s’offre même un bain de foule et descend interpréter un titre dans la fosse.

21h30, les spectateurs l’avaient attendu et accueillent chaleureusement le « Grand Paris ». Pour de bon cette fois !  L’un après l’autre, Lino, Sofiane, Ninho et Youssoupha rejoignent Médine et Alivor. Les couplets fusent, le four chauffe, on voit Sofiane et Ninho sauter dans la foule. C’est une réelle communion avec le public, le spectacle est fait et les invités ont été à la hauteur et se retirent de la scène.

Et c’est reparti, les titres s’enchaînent et personne ne fatigue. On saute sur « Don’t Panik », on bouge la tête sur « Le bruit qui pense » et on reprend en cœur la « Papamobile ». Difficile de passer après l’Arabian Panther mais Tiers Monde, Brav, Oumar et Alivor profitent des spectateurs acquis à la cause de la grande famille Din Records pour interpréter leurs classiques.

Plus d’une heure et demie de spectacle mais les convaincus en veulent encore. En guise d’au revoir, Médine partage la scène avec son fils pour le morceau « Global ». Loin d’être impressionné par la foule, ce dernier donne la réplique à son père sans vaciller. L’émotion est palpable, tout le monde est conquis, le Havrais remercie une nouvelle fois les spectateurs pour leur soutien ainsi que tous les acteurs qui ont œuvré dans l’ombre à la réussite du concert et du label.

« On va repartir d’ici en sueur », la promesse est tenue et l’Arabian Panther se retire de la scène sous les cris et les applaudissements de ceux qui ont fait le déplacement. Mention spéciale pour ce public impressionnant, pour ces convaincus qui suivent l’artiste depuis bien longtemps pour la plupart. Parfois dans l’énergie et la puissance, parfois dans l’émotion, le spectacle a été à la hauteur de ce qu’on espérait et on attend la suite avec impatience : « Mon meilleur album c’est, celui qui n’est pas encore sorti ».

Crédits Photos : Din Records

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Ismaël

Des rêves en tête, on fait pas semblant de vivre.

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