[Interview] 8 questions pour conjurer le sort avec… 3010

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1- Explique nous d’où vient ton nom 3010 ?

3010 c’est la revanche des geeks, des nerds, des gens qui le méritent. C’est le retour du cool, c’est nouveau, c’est novateur, c’est l’évolution, on change le monde et on se pose pas la question. Le monde change et on le fait changer. 3010 c’est tout le monde, c’est pas une personne, c’est impersonnel.

C’est un nouveau standard, c’est l’envie d’aller plus loin, que l’extérieur le veuille ou non, l’envie d’aller plus loin en passant par l’intérieur et la réussite en allant plus loin.

2- D’où viens-tu ?

Alors moi je suis né et j’ai grandi à Trappes (78). À l’âge de 13 ans j’ai déménagé dans le 93, à Aubervilliers. C’est ça qui est relou quand tu as vécu plus de 10 ans dans 2 coins, tu en oublies 1 tu vas recevoir un coup de fil (rires).

3- Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la musique, et à quel âge tu as commencé ?

J’avais 12 ans et je m’en souviendrai toujours. La personne qui m’a donné envie de faire de la musique c’est mon cousin.

Je trainais beaucoup avec mon cousin en grandissant à Trappes. Tous les weekends il venait chez moi ! Un jour il est venu et il m’a dit qu’avec ses potes qu’il commençait un groupe de rap. Du coup j’ai commencé à chercher des instrumentales, et étrangement j’étais comme un dingue.

Aujourd’hui quand je regarde en arrière, je me rends vraiment compte que quand on est petit, les principaux loisirs sont le foot, le basket, le vélo etc… mais moi c’était déjà le rap.

C’est comme ça que j’ai commencé le rap. J’ai grandi en écoutant beaucoup de musique avec mes grands frères et surtout du rap américain toute la journée dans la maison.

4- Quelles sont tes influences musicales ?

J’ai grandi avec des grooves incroyables : Timbaland et Busta Rhymes !

Quand j’ai commencé le rap j’étais un fan de Busta Rhymes. J’aimais beaucoup son flow, sa cadence, il était vraiment chaud, c’est de lui dont je me suis le plus inspiré. Et depuis j’essaye de faire comme lui, j’essaye de me démarquer au niveau du flow tout le temps.

Sinon en dehors du rap, le groupe Daft Punk avec le morceau “One More Time” m’a vraiment marqué. Ça a laissé une trace en moi et je saurai pas dire quoi exactement.

Il y a eu aussi Pharrell Williams, Neptunes, D’Angelo, Dwele

Mon frère ne me faisait pas écouter que du rap, j’ai grandi avec de la soul, neo soul, des artistes comme Musiq Soulchild.

Tout ça se rejoignait dans l’univers que m’avait fait découvrir Pharrell. J’ai commencé à développer une réelle affection pour les accords, les gammes plus solaires et jazzy.

Kendrick Lamar a utilisé des accords de ce genre dans son dernier album avec “These Walls” par exemple. Le genre d’émotion que tu ressens entre le 1er et le 2eme accord que tu n’attendais pas.

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5- Quand as-tu fondé Eddie Hyde ?

Ça a commencé en 2009/2010 environ, dès le début j’étais avec Pesoa.

À l’époque Teddy Redd s’était mis à rapper, il m’avait fait écouter ses textes, j’ai écouté et je suis devenu ouf. Il écrivait des punchlines incroyables.

Par la suite on a commencé à trainer avec KSA et Houssaw, car on avait des potes en commun. Au début on échangeait sur internet et puis on a passé une soirée tous ensemble. C’était ma première cuite, j’ai fini complètement mort et ils m’ont grave aidé (rire).

En début 2011, j’ai vraiment commencer à trainer avec KSA, j’ai rencontré Rayansy et Vincent (The Don) qui chantent avec nous mais sont nos jokers ils vont venir après.

En mars on avait déjà passé plusieurs soirées ensemble et il y avait vraiment une grosse énergie.

En Juin 2011, après un concours de circonstances personnelles, j’ai récupéré un appart vide qui nous a permis de commencer à écrire et composer ensemble, endroit qu’on a appelé le Vietnam.

J’y fais beaucoup référence à ce squat, j’y ai passé 6mois-1an.

Et c’est à ce moment qu’on s’est regardé et qu’on s’est dit “ah mais on est une team là en fait”, il n’y a pas eu de moment symbolique où on a dit “voilà venez les gars on monte une team”. Ça s’est fait tout seul et je me suis jamais vraiment vu comme un leader.

Take est arrivé en septembre 2011 lorsqu’il a sorti sa première mixtape. Un jour je reçois une notification sur Facebook et je vois qu’un mec m’a ajouté. Je clique et j’accepte (j’acceptais tout le monde à l’époque) et il me remercie sur mon mur pour l’ajout (rires).

Et là sur les vidéos je vois un mec bombers/casquette qui rappe sur un mur blanc et c’est Take Take et il kicke vraiment très très fort ! Je commence à prendre contact avec lui.

On s’est rencontré au studio sur son premier projet. Dès qu’il a sorti son projet j’ai grave kiffé, je l’ai appelé et je lui ai demandé s’il était chaud pour rentrer dans Eddie Hyde et il a accepté.

Puis il a rencontré le reste de la team lors de l’anniversaire de Teddy et lors d’une séance studio pour le 1er “+”.

6- Quel est ton/tes morceaux préférés de l’album ?

Mon morceau préféré c’est Askip, après j’adore Titanic, Khey, Dab Daron, G Code, La Malédiction Du Nord, le dernier son je kiffe. Pull Up il est lourd aussi! Bon en vrai je les aime tous.

7- Et tes projets solo ?

Je prépare un deuxième album pour 2017/2018. Je viens de dépasser l’objectif prévu pour ma collecte de crowdfunding.

8- Est ce que tu as une anecdote sur cet album ?

Il y a en a tellement ! Déjà la numéro 1 c’est la raison pour laquelle on a fait vite ce projet c’était justement La malédiction du nord, pour conjurer le sort.

Elle a tellement joué sur nous qu’on était extrêmement prêts a revenir en studio, pour ce projet on était dans les starting blocks!

Rendez-vous jeudi prochain (13 avril) pour conjurer le sort avec OG L’enf 

Retrouvez Eddie Hyde en concert le 11 mai 2017 au Nouveau Casinopo.st/EddieHydeNouveauCasino 

Crédit photo: Yes Gaston

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Franckie Small

Hoodster. Je chausse du 42,5 et je vous emmerde.

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