[Chronique] OrelSan et Gringe sont les Casseurs Flowters

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casseurs flowters - OrelSan et Gringe19h10: Pour la treizième fois en une semaine, je viens d’écouter le tout premier album de OrelSan & Gringe, qui à deux, forment le groupe Casseurs Flowters. Du coup, je me suis dis qu’il était enfin temps d’écrire une chronique sur cet album qui se situe à des années lumières voire une galaxie de ce qu’on peut entendre dans le rap actuel. Que ce soit au niveau de… Ah merde ! ma meuf m’appelle pour manger.

21h36: Je suis tombé sur l’émission « En quête d’actualité », ils parlaient des dessous du trafic de djellaba en plexiglas à Perpignan apparemment ils ont crée une brigade qui a infiltré le réseau pendant 6 mois. Bref, ça m’a saoulé…

21h40: Au fait…Je vous parlais pas du nouvel album des Casseurs Flowters aka le groupe le moins productif du rap français ? Dorénavant le mythe est tombé, puisque OrelSan et Gringe ont enfin réussi à nous pondre un album qui est le fruit de plus de 10 ans d’amitié, rythmée par une colloc, plusieurs dates de concerts mais surtout beaucoup de péripéties et d’aventures. Il était donc impératif de retranscrire tout cela à leur image dans un album. « OrelSan et Gringe sont les Casseurs Flowters », vous raconte une journée dans la vie des deux rappeurs caennais. Les deux emcees, nous invite dans leur quotidien à travers 18 pistes entrecoupées d’interludes délirantes et décalées qui créent le lien entre chacun des titres. Ces interludes rendent par la même occasion l’histoire cohérente et donnent le sentiment de suivre un film ou une série.

22h30: C’est pas le micro-onde, là?

22h31: (Ouai j’ai mis, presque une heure à écrire 4 lignes mais j’ai passé 3/4 du temps sur le niveau 133 de Candy Crush. J’avoue au début,  j’étais complètement réfractaire à ce jeu qui me pompe 50% de mon temps mais bon. Quand tu passes une soirée apéro entre potes et que t’en a un qui caresse des bonbons sur son téléphone pendant 10 minutes toutes les 30 minutes, tu cherches à comprendre. Bref, je suis bloqué au niveau 133 de Candy Crush, d’ailleurs si vous pouviez m’envoyer des vies ce serait cool). Putain, ça fait long la parenthèse !

22h38: Pour revenir à ma chronique, cet album, c’est l’histoire de deux rappeurs sommés par leur manager de pondre à tout prix un single digne de ce nom. Loose, galère, cuite, sexe, absurdité, flemmardise, folie, fun et hip hop vont alors donner le ton à leur journée. Bon, y’a aussi des passages hardcore et bien flippant mais bon si vous avez un minimum de 20ème degré, ça passe crème. L’album des Casseurs Flowters commence avec une voix japonaise (à priori) qui annonce ce qui va suivre dans cet épisode (enfin je crois, j’y comprends rien en fait), puis démarre un générique digne des meilleurs dessins animés des années 90. Les deux rappeurs nous plongent carrément dans un épisode auditif de leurs aventures.

Le ton est potache, on se retrouve 24h dans la vie de deux potos auxquels il est facile de s’identifier, que ce soit dans leur vision de la prostitution « Les putes et moi », dans leurs relations amoureuses « Change de pote » ou encore dans leur flemme omniprésente avec un titre comme « Regarde comme il fait beau (dehors) ». En plus de sa construction originale et inédite, l’album des Casseurs Flowters est un nid à références rapo-cino-gamo-logique, qui rapprochent encore un peu plus l’auditeur des membres du groupe. Quand les mecs parlent de Hip Hop, de jeux vidéos, de films, d’anecdotes ou qu’ils  placent une sirène west coast juste pour quelques secondes sur « la nouvelle paire », que ce soit subliminal ou pas, ça nous parle à tous.

23h05: En fait, pour revenir à Candy Crush, je viens de me rendre compte que pour m’envoyer des vies, il vous faut mon facebook, donc en fait non, gardez-les vos vies !

23h06: Je suis parti pour pisser mais arrivé au milieu du couloir, j’ai fais demi-tour parce que je voulais aussi vous parler des ambiances de l’album. Le projet complètement décomplexé et assumé des Casseurs Flowters, laisse la part belle aux influences musicales de Gringe et OrelSan. Ce projet rassemble avec subtilité des sonorités Trap, Electro, du rap alternatif et parfois même des instrus minimalistes rappelant les musiques de jeux vidéos comme sur le titre « Prends des pièces ». Cet album, c’est tout sauf ce que tu peux entendre dans les albums d’autres rappeurs français. Et la synergie entre Orselane et Greenje on en parle ou pas ?

01h24: Ma meuf voulait que je la b…erce sur le dernier album de BB Brunes (« Long courrier » pour les curieux). Ouai, j’ai mis plus d’une heure et demi mais bon on a pas tous les mêmes aptitudes les gars ! (Les filles sachez que cette chronique n’a rien de sectaire, de machiste ou de misogyne, mais pour le coup, fallait que je remette 2/3 mecs à leur place). Si on est en osmose ma meuf et moi, j’y peux rien…D’ailleurs en parlant de complémentarité, OrelSan et Gringe (qui ne sortent pas ensemble…) prouvent qu’il existe une véritable fusion entre eux.

Pour l’anecdote, on les avait vu fusionner vêtus des tenus des « Chevaliers du Zodiaque » dans le clip de « Ils sont cools » (extrait de l’album « Le chant des sirènes d’OrelSan). L’univers des deux rappeurs est proche voire le même. Il y a des similitudes entre les deux manières de placer les mots mais aussi dans leur vision des choses. Ce qui les différencie, c’est surtout les flows et les grains de voix. Sans ça, les mecs se ressemblent tellement que OrelSan pourrait rapper 80% des textes de Gringe et vice versa sans que ça nous choque.

01h45: Ce qui m’a marqué dans cet album, c’est la dimension très imagé que donnent les « Super-héros de la loose » à leurs textes. Tous les titres de ce projet pourraient être sujets à clips. Chaque texte de cet album, vous fait travailler l’imagination. On le voit bien avec le titre « Bloqué » ou « La mort du disque » qui sont une succession d’images rappées. Comment ne pas imaginer le clip de « Deux connards dans un abribus », de « Change de pote », de « Les putes et moi » ou encore de l’interlude « Le couplet de Claude » qui est insignifiant, drôle et « bourré » de réalités. Je vous  laisse imaginer, les mises en scène possible en concert avec cet album. L’album des Casseurs Flowters est fou, surprenant mais surtout très bien imaginé.

02h25: Il n’y a pas d’invités sur ce disque et c’est complètement justifié quand on regarde la mécanique du projet. Inviter un autre artiste sur cet album n’aurait pas été judicieux, du fait qu’il symbolise la fusion amicale et artistique des deux entités qui forment le groupe (Je parle encore d’OrelSan & Gringe, suis un peu !!!).

11h17: J’avais pas terminé mais j’avais sommeil…

12h20: Le premier album des Casseurs Flowters est réussi. Le projet est frais, marrant, geek, Hip Hop, musical et bien scénarisé. OrelSan et Gringe ont réussi à me surprendre, je m’attendais à quelque chose d’original mais ils sont allés au-delà de mes espérances. J’attends impatiemment de voir les prochains clips et ce qu’ils nous réservent sur scène. Les concerts d’OrelSan étant particulièrement ouf, il y a de quoi faire des dingueries avec ce premier album. Tu l’auras compris, « OrelSan & Gringe sont les Casseurs Flowters » est un album que tu dois te procurer à tout prix.

12h13: Si tu kiffes pas ma chronique, tu lis pas et puis c’est tout…Mais maintenant, c’est trop tard, Allez Générique !!!

Note:

cinq

 

 

 

01. 14h58 Casseurs Flowters Opening
02. 15h02 Regarde Comme Il Fait Beau (Dehors)
03. 15h45 Stupide Stupide Stupide
04. 16h00 Tu M’dois D’l’oseille
05. 16h22 Deux Connards Dans Un Abribus
06. 17h04 Prends Des Pièces
07. 18h30 Bloqué
08. 19h26 La Mort Du Disque
09. 20h08 Dans La Place Pour Etre
10. 20h13 La Nouvelle Paire
11. 22h31 Fais Les Backs
12. 01h14 Couplet De Claude (Interlude)
13. 01h16 Les Putes Et Moi
14. 01h25 Johnny Galoche
15. 01h47 Change De Pote
16. 03h53 Manger C’est Tricher
17. 04h41 Greenje Et Orselane
18. 06h16 Des Histoires A Raconter
19. 06h16 Vizioz (Bonus Track)

 

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Franckie Small

Hoodster. Je chausse du 42,5 et je vous emmerde.

4 comments

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  1. Chuiskémanixawrace 29 novembre, 2013 at 04:17 Répondre

    ahaahahhahahah ! Ta cronique elle dead totalement ! Et l’album est LOURDDDDDDD ! Moi je le conseil vraiment ! C’est du rap comme avant et en Bien ! Je rajoute mes deux sandales plus très blanches à tes 5 paires de basket clean en notation ! Vas y prends des pièces… Kiliiiink Kiliiink

  2. Mobiilette 28 novembre, 2013 at 20:28 Répondre

    Bien vu ta chronique 😉
    Personnellement, j’ai vraiment apprécié l’imagination mais au niveau musical je n’ai pas été tellement emballé !
    Mais respect pour le concept !

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